11 Mar
L’art de dominer.
Points positifs :
-Moteur puissant, raffiné et innovateur
-Tenue de route exemplaire (X-Drive)
-Simplicité des contrôles et des réglages.
Points Négatif :
-Visibilité arrière réduite.
-Pas de transmission à double embrayage. (modèle d’essai)
-Plus dispendieuse que ca rivalité Japonaise.
137/140 points.
La voici. Celle dont tout le monde parle. Dans le domaine de la berline de luxe sport, la BMW série trois à su bien défendre ca position au fil des années. Même aujourd’hui, avec l’arrivée d’audacieux compétiteurs japonais à sa porte, elle maintient la première place dans cette catégorie. Suite à notre essai de la nouvelle G d’Infiniti le mois passé, nous sommes demeurés impressionnés par le niveau de qualité offerte par le constructeur japonais. La G à su nous émerveiller avec son moteur de voiture sport et son châssis précis, bien équilibré. Au cours de notre essai routier, nous étions incapables de répondre à une question fondamentale : est-elle à la hauteur de la BMW série 3? Comme promis à la fin du dernière article, la meilleure manière de répondre à cette question est d’en faire notre propre essai. En voici la réponse.
Un nom qui en dit long
Cette question n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd quand nous l’avons posé au personnel de Suprem Automobile de Sherbrooke. Il nous à pas pris beaucoup de temps avant de nous retrouver à bord d’une 335i équipé du légendaire système de traction intégrale X-drive; une voiture, qui malgré sont prix plus élevé, est l’outil parfait pour rivalisé la G que nous avions essayé. Était-il voulu de nous fournir une voiture blanche? Peut importe, nous étions ravis de pouvoir enfin déguster cette bavaroise nous-mêmes. À première vue, la 3 ne déçoit surtout pas sur le plan esthétique. Elle conserve les lignes traditionnelles de BMW. La 3 ne se réinvente pas, elle n’est que l’évolution d’un bon design. Paraissant plus petite que la G, elle mélange sport et élégance à travers des lignes soignées et une présence musclée. La série 3 évoque une image familière, tout en se modernisant avec les tendances d’aujourd’hui. Je n’en attendais pas moins du pionnier allemand. C’est en la regardant de prés, même après tant d’années, qu’on comprend pourquoi elle se vend plus cher qu’une Japonaise. Plusieurs vous dirions qu’on ne paye que pour un nom. Un nom, à mon avis, c’est important. Chez BMW, le nom signifie quatre-vingt-treize années d’expérience dans le marché de l’automobile et plus de trente-sept années de développement en course automobile. Chez BMW, un nom en dit long et c’est dans son design que la série 3 exprime son héritage. J’en ai presque la chère de poule!
L’expérience l’emporte
C’est en s’assoyant dans ses bancs en cuir véritable qu’on continue à comprendre pourquoi la 3 est à la première place. Où la G était sublime, la 335 surpasse. Par exemple, quand je parle de cuir véritable, je ne veux pas dénigrer la qualité du cuir d’Infiniti, ni le confort des sièges; ils sont meilleurs que la moyenne. Mais dans la BMW, ils sont encore mieux! Ils sont plus confortables, plus souples, plus réels. Les contrôles de leurs côtés sont tellement simples à utiliser, qu’on se demande si la 3 offre autant d’équipement que la G. Pourtant tout était à la porté de mes doigts, après une vérification complète de la liste d’accessoires, rien ne manquait. Même le système I-Drive, qui est révisé pour 2009, offre une utilisation plus naturelle et conviviale. Je n’avais même pas encore démarré la voiture et je commençais déjà à mieux aimer la BMW. Pourtant, je ne lui donnais aucune chance. Sachant que c’était déjà une bonne voiture, j’étais plus critique que jamais. Jusqu’à présent, rien n’à dire. La visibilité de la vitre arrière par contre, est quelque peu sacrifiée par les appuie-têtes. J’imagine que rien n’est parfait, mais un tel défaut ne devrait pas être chez un constructeur qui à tant d’expérience. Les commandes d’ajustements des sièges avant sont complètes et faciles à comprendre, et les contrôles de climatisation sont simples comme bonjour. Je n’ai pas encore mentionné le meilleur de son intérieur, le volant. Petit, ferme et confortable au toucher, il me fait penser à un volant de voiture de course. Je sens tout de suite qu’il communiquera instantanément à mes commandes et sa petite taille rend la manœuvrabilité des contrôles beaucoup plus facile qu’un volant conventionnel.
Sans hésitation. J’allume le somptueux six cylindres de 3.0 litres twin turbo de 300ch et 300 lb-pi de couple. Notre modèle d’essai était malheureusement équipé de la boite automatique avec sélecteur de vitesse séquentielle, hélas, pas de système à doubles embrayages. Mais même avec cette configuration, le 3.0 litres accélèrent sans hésitation. Encore, je ne veux pas dénigrer le VQ d’Infiniti, il est parmi un des meilleurs V6 sur le marché aujourd’hui. Mais après avoir gouté au 3.0 turbo de BMW, rien n’est plus pareil. Ce moteur se conforme à tout type de conduite. À bas régime, il est bourré de couple, poussant la voiture sans effort à travers la ville. Dés le premier essai, je m’attendais à l’inévitable phénomène « turbo lag » ressenti par la plupart des moteurs turbo, mais c’est à ma grande surprise, qu’il réagit comme un moteur conventionnel. Le secret est dans la configuration des turbos. Un, étant plus petit que l’autre, chacun n’est pas engagé au même moment dans la ligne de puissance, offrant une répartition linéaire, et ce, sans hésitation. C’est quand on appuie sur l’accélérateur que la 335 nous montre de quel bois elle se chauffe. Avec la transmission automatique, la 335xi accélère de 0-100 km/h en 5.5 secondes, 0.5 secondes de moins que la G, même en format X. En revanche, une 335i équipée d’une boite mécanique, à propulsion, le fait en seulement 4.8 secondes! Malgré son petit retard, la Xi est presque violente dans ses performances. Le son du 3.0 litres à haut régime rappelle la M3 de la dernière génération; un son métallique créé par le système de calage variable des valves légendaire de BMW « Double Vanos ».
Équilibrée, raffinée, somptueuse.
Couplez ce moteur à un châssis précis et parfaitement équilibré et vous vous retrouvez avec une berline de luxe sport qui n’a presque aucun défaut dans son comportement routier. La 3 se comporte comme les meilleures voitures sport sur le marché. Avec le système X-Drive, elle colle à la route sur n’importe quelle surface. Comme la G, elle est équipée de capteurs de mouvements via ABS. Le système X-Drive ajoute le contrôle actif du lacet (YAW) sur les roues arrière. Cette technologie permet une répartition de puissance entre les roues arrière de droite à gauche. Bref, la 335xi est équipée du même système de traction qu’une Mitsubishi Lancer Evolution; voiture de rallye professionnelle. Enlevez le système anti patinage, ou « DSC », et la 335 permet à son conducteur de s’amuser en toute sécurité. Son châssis répond instantanément et sa suspension réagit bien aux imperfections de la route. Le tout ne peut que se résumer en un grand sourire à la fin de l’essai. La série 3 est un travail bien exécuté. Je dois reprocher ne pas avoir eu la chance d’en essayer une équipé d’une boite mécanique, cela m’aurais permis de mieux exploiter les performances du moteur. Mais même avec la boite automatique, la 3 accélère et performe comme une vraie voiture sport. La G de son coté, semblait plus nerveuse, plus agiter, un comportement typique des voitures japonaises. Si vous rechercher l’équilibre et la stabilité absolue rien n’égale la BMW.
Ce qui rend la série 3 si bonne, est son talent de tout bien faire. Elle performe, elle enveloppe dans son élégance, elle séduit dans ses lignes. En plus, elle n’est pas nouvelle dans ce jeu, elle est la voiture qui a inventé cette catégorie. Les défauts, honnêtement, j’en vois peu. Son prix élevé peut-être? Même sur le plan de son économie d’essence, pour une voiture de cette puissance, elle surprend. (7.9L autoroute, 12.3L en ville). Et si les performances ne vous importent, la série 3 est disponible dans une variété de moteurs économiques, entre autres, le tout nouveau moteur à diesel propre. (5.3L autoroute, 8.5L en ville)
Vendu au prix de 51,500$, notre modèle d’essai est presque 8000$ de plus que la G37 que nous avons essayé. Cela permet à la G de se tailler une place dans un marché très compétitif. Pour celui qui désire épargnez un peu dans le portefeuille, elle est, sans aucun doute, un très bon compromis. Mais si vous êtes celui qui cherche caractère avant bas prix, qualité avant quantité, la BMW série 3 est définitivement la voiture pour vous. Nous l’aimons et nous la recommandons en tant que véritables passionnées de l’automobile.
Remerciements Spéciaux : Patrick Morissette, Suprem Automobile.